RDC : le général Amisi Kumba Alias Tango Four élevé à l’inspection générale de l’armée

Le Président de la République a signé vendredi 17 juillet une série d’ordonnance consacrant de nouvelles mises en place au sein des Forces armées de la RDC.

L’inspection générale de l’armée est désormais dirigée par le général d’armée Amisi Kumba Alias Tango Four, en remplacement du général John Numbi. Le Général Gabriel Amisi Tango Four a comme adjoint un autre général connu sous le nom de Akili Mundos.

Gabriel Amisi Tango Four qui était jusque-là chef d’état-major général adjoint chargé des opérations et renseignements laisse sa place au lieutenant général Yav Kabey Jean Claude.

Le général major Buamunda Tunda Franck est nommé chef de la maison militaire du chef de l’Etat. Le lieutenant général major Matutezulua André est quant à lui nommé chancelier des ordres nationaux. Le général Fall Sikabue est le nouveau chef d’Etat-major général des forces terrestres. Le général Léon-Richard Kasonga est maintenu comme responsable de la communication des FARDC.

Ce qu’on ne peut pas oublier                  

Ces ordonnances de promotion et de mise en place ne font pas oublier l’histoire de certains officiers militaires. On se rappellera notamment que Gabril Amisi Alias Tango Four, désormais inspecteur général de l’armée, était dernièrement très impliqués dans les opérations dites de grande envergure dans les provinces du Nord et Sud-Kivu ainsi qu’en Ituri.

Un des hommes forts du système sécuritaire depuis environ deux décennies, Tango Four est également accusé de plusieurs cas d’atteinte aux droits de l’homme, si l’on se rappelle les dénonciations de Human Rights Watch en septembre 2019.

Bien plus, en décembre 2016, Gabriel Amisi Kumba avait été sanctionné par le Conseil de l’Union européenne pour son rôle dans les « entraves au processus électoral en RDC et aux violations des droits de l’homme qui y étaient liées ». Alors qu’il était chef d’état-major adjoint chargé de la logistique des troupes du RCD-Goma, Gabriel Amisi est accusé par certaines ONG dont HRW d’avoir été à la tête de troupes qui, en septembre 2002, ont massacré au moins 56 civils et en ont probablement enlevé beaucoup d’autres, lors d’une offensive contre une milice maï-maï alliée au gouvernement congolais à Kisangani.

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