RDC : le M23 réfute au loin des accusations de participation à des violences en Ituri 

Le président du M23 réfute au loin des accusations de participation à des violences en Ituri attribuées à son mouvement. Une participation présumée dénoncée dans un rapport, depuis mercredi 15 juillet 2020, par l’ONGDH l’International Crisis Group, basée au Kenya. Cette organisation accuse les services de renseignements congolais de rapatrier clandestinement les ex-combattants M23 à partir de l’Ouganda, depuis 2018.

Pour l’ONGDH l’International Crisis Group, les elements M23 se seraient infiltrés de la région de Kamango, dans le Nord-Kivu, jusqu’à Walendu-Bindi, territoire d’Irumu dans l’Ituri, via Tchabi, à la frontière des deux provinces.

Bertrand Bisimwa, le président du M23, pense éclairer que la majorité des ex-combattants conduits par le Général Sultani Makenga sont bel et bien dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu depuis 2017, en « attendant impatiemment la mise en œuvre des engagements de Nairobi ».

Il ajoute que  d’autres combattants sont toujours cantonnés à Kibungo au Rwanda et à Bihanga en Ouganda sous la surveillance de ces deux pays.

Bertrand Bisimwa laisse croire dans son communiqué, dont nous avons eu le relai de actualite.cd, que des rapatriements sont faits d’une manière unilatérale et dans un processus opaque par le gouvernement congolais. « Les ex-combattants ainsi rapatriés à l’insu de la Direction du M23 ne peuvent plus être assimilés au M23 moins encore les actes qu’ils poseraient sur le territoire congolais. Seul le gouvernement congolais serait responsable », dit-il.

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