Nord-Kivu : une soif non étanchée de la société civile à la clôture du procès-Mouzoko

La Cour Militaire Opérationnelle du Nord-Kivu en plein procès au sujet de l'assassinat du Docteur Mouzoko Richard. Photo RMBB du 22 février 2021

La société civile de la province du Nord-Kivu, a réagi par rapport à l’aboutissement du procès pour le jugement des présumés meurtriers du Docteur Camerounais Richard Valéry Mouzoko. Le premier vice-président des forces vives s’est confié à la presse à Butembo ce mardi 09 mars 2020. La soif de la société civile reste non étanchée.

Au cours de son adresse à la presse ce mardi, le premier vice-président de la société civile pense que ça aurait été intéressant qu’on fasse venir certaines victimes de la disparition  du Docteur  Mouzoko. Il pense ainsi à la femme du regretté Docteur et l’OMS qui avait perdu son agent.

Aussi, ce dernier pense qu’il est possible que si le procès était organisé avant l’évasion du Docteur Mundama qui est déjà condamné à la peine capitale, la situation n’aurait pas été probablement la même.  Edgar Katembo Mateso estime que les détenus en cavale auraient eu le temps de tenter de se défendre en faveur ou en défaveur des uns ou des autres.

Au même moment, il lance que les personnes acquittées auraient dû être libérées en temps et continuer à travailler pour leurs familles.

« Nous aurions également souhaité que le procès soit organisé dans son ensemble en tenant compte du contexte général à l’époque, puisqu’il était question d’une des victimes d’Ebola. On sait qu’il y a eu d’autres victimes, à moins que la cour ne nous dise que dans les jours qui vont suivre, on va organiser le procès pour toutes ces personnes-là, sinon nous risquerons de dire qu’il faut être étranger pour que votre procès soit organisé », argumente Edgar Mateso qui poursuit « C’est une justice congolaise, et elle doit rendre justice à tout le monde. Vous imaginez par exemple les deux médecins qui viennent d’être acquittés, ils viennent de passer deux ans en prison alors qu’ils auraient dû servir leurs familles ».

La société civile pense également qu’au nom de la justice, la cour militaire pourra accélérer les autres procès des crimes commis contre les congolais dans le même contexte Ebola, même si les victimes n’ont pas assez de moyens.

À titre illustratif il a cité l’assassinat de l’Infirmier Titulaire du Centre de Santé Isonga en Zone de Santé de Vuhovi, le meurtre du tradipraticien de Muchanga en Zone de Santé de Katwa, l’assassinat du médecin de Beni à Kabasha, en Zone de Kalunguta.

Aline Kataliko

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.