Nord-Kivu : Ce calvaire de plus de 250 enfants au quartier Kasika à Karisimbi

Plus  de 250 enfants traversent des conditions difficiles de survie dans un camp des sinistrés au quartier Kasika dans la commune de Karisimbi (Nord-Kivu). Ces enfants ont foui avec leurs parents, suite à la catastrophe naturelle du volcan Nyiragongo. Si tout le monde a été touché par les effets fâcheux, les enfants rencontrés par RADIOMOTO.NET ce jeudi 10 juin auront été les plus affectés.

Parent, mais aussi touchée par les difficultés qu’endurent ces enfants, Madame Momo Bololo peint un tableau sombre au sujet des enfants qui ont d’ailleurs commencé à être victimes des maladies. « Lorsque certains enfants tombent malades, nous les acheminons dans un centre de santé, située non loin de ce site. Là, on les soigne, mais jusqu’à présent, aucun cas grave comme celui de la diarrhée, ou autre, n’a été notifié », nuance-t-elle.

Outre les maladies, ces enfants sont aussi sujets à une faim grandiose, car leurs parents sont restés à passer des longueurs de journées sur la file d’attente, à la recherche des aides humanitaires, qui ne sont malheureusement venues jusqu’ici. « De  la manière dont la mère réclame la faim, c’est de cette même façon que l’enfant en pâtit. Et là, nous nous trouvons perplexes. Si une voisine a eu de la chance de bénéficier d’un don à partir de ses tierces, nous nous contentons de cela. Mais à présent la situation est si pitoyable », enchaine cet autre parent.

Si tout le monde a été touché par les effets fâcheux émanant de l’éruption du volcan Nyiragongo, les enfants auront été les plus affectés. Si les uns se sont séparés de leurs parents pour ainsi se perdre, d’autres ont par contre été victimes des traitements dégradants et leurs droits cruellement violés, suite aux conditions de vie dérisoires post-éruption, vécues dans leurs familles respectives.

Pendant ce temps, les Eglises se mobilisent à lancer des sensibilisations pour soutenir les sinistrés de Goma. A ce moment, le gouvernement appelle les habitants à regagner progressivement leurs ménages, le danger n’étant plus redoutable.

John Tsongo

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