RDC : à Ruwenzori, la société civile regrette le silence de Kinshasa face à l’activisme ADF

Des réactions fusent de partout quelques heures après la communication du ministre de la Défense, Jean-Pierre Bemba Gombo, après la réunion du Conseil supérieur de la défense, tenue à Kinshasa, le lundi 05 février 2024. Il a annoncé que la ville de Goma ne tombera pas suite à l’agression du M23-RDF. La dernière réaction est celle du président de la société civile forces vives noyau de Ruwenzori, Ricardo Rupande.

Ce dernier a indiqué que le gouvernement semble aussi oublier la question de l’ADF dans la région de Beni. D’où, il appelle les habitants de la partie nord de la province de faire de l’ADF « un problème public au sein de la communauté pour interpeller les autorités du pays ».

« L’ADF est encore là en entier, j’insiste. Les gens meurent chaque jour. Et nous savons tous le mode opératoire des ADF qui migrent à tout moment. Ce qui m’étonne est que tout le monde est en train de parler de M23. On sait dit qu’on a quelqu’un qui est plus cruel que M23 : l’ADF. Et personne n’en parle », a-t-il regretté.

Le Conseil supérieur de la Défense a aussi demandé au chef de l’Etat de lever le moratoire sur la peine capitale pour endiguer la traitrise au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

L’acteur de la société civile et expert en relations internationales, Kasereka Kathavira, propose et rappelle des aspects avant le rétablissement de la peine capitale. Cependant, il n’écarte pas l’option du dialogue avec les congolais qui sont au sein du  M23.

« Je crois que le gouvernement ne va pas dialoguer avec le Rwanda. Mais il va dialoguer avec ses brebis égarées. Donc, si le Rwanda soutien le M23, certainement qu’il y a des congolais qui sont dans le M23 avec lesquels, le Congo doit prendre langue », a-t-il opiné.

Il convient de noter que les tensions diplomatiques entre Kinshasa et Kigali ne sont plus au bon fixe, depuis la résurgence du M23 sur le sol congolais. Un peu plus loin, à Beni et dans une partie de la province de l’Ituri, c’est l’ADF qui endeuille au quotidien la population non armée.

Héritier Ndunda

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