Nord-Kivu : l’ancien député Kasekwa plaide pour le changement de la chaîne de commandement des FARDC qui combattent le M23

Le député honoraire de Goma, Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa plaide pour le changement de la chaîne de commandement  des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) engagées sur les lignes de front en territoire de Rutshuru et Masisi. C’est pour, dit-il, empêcher que le territoire de Lubero et la ville de Butembo tombent sous occupation des rebelles du M23/RDF.

Il a lancé ce plaidoyer ce mercredi 20 mars 2024 à la presse à Butembo, après sa tournée dans le sud du territoire de Lubero où il affirme avoir constaté une situation humanitaire précaire de déplacés de guerre.

D’après Jean-Baptiste Muhindo Kasekwa, ils sont plusieurs habitants qui vivent sans assistance humanitaire. Ils n’ont pas d’eau potable, pas des denrées alimentaires suite à la fermeture, par des rebelles M23, des pistes de ravitaillement.

Certains de ces déplacés de guerre passent, selon lui, des nuits à la belle étoile et dans des églises. A ceci, il ajoute la carence en médicament qui se fait sentir dans les structures sanitaires locales.

Il appelle à la protection, par les services de sécurité, de la zone Lubero-Butembo, aujourd’hui région d’accueil des déplacés de guerre.

« Il y a un risque de confrontation entre ces populations des replies stratégiques depuis Bunagana jusqu’à Kanyabayonga. Les populations sont aux aguets dans la crainte d’une éventuelle tactique de repli stratégique qui laisserait ces zones-là au M23. Nous ne voulons plus attendre ça. Il est urgent que de mesures soient prises pour éviter cette confrontation », a-t-il exhorté.

Au  même moment, Jean-Baptiste Kasekwa pense qu’il est plus qu’urgent qu’un changement considérable soit effectué dans la chaîne de commandement des opérations des FARDC. Ce, pour limiter la progression du M23 et ainsi récupérer les agglomérations sous contrôle de la rébellion.

« Je demande à ce que le chef de l’Etat opère un changement de manière à placer à la tête des unités, des commandants envers lesquels la population aura confiance, mais également prendre de mesures conséquentes de manière à motiver l’armée ainsi que tous ces combattants qui sont prêts (à combattre l’ennemi : ndlr). Si l’Etat congolais ne prend pas de mesures conséquentes pour rétablir la confiance envers l’armée, il y a risque de confrontation de la population avec sa propre armée », craint-il.

Il sied de noter que la conquête de Vitshumbi a approché les terroristes du M23 des territoires de Lubero et de Beni du côté du Lac Edouard, et sur l’axe Rwindi.

Glodi Mirembe

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