Butembo : la société civile craint une infiltration rebelle à partir des ‘‘parkings pirates’’ sur le trottoir de la route principale
La société civile, forces vives, de la commune de Mususa reste inquiète de la présence de plusieurs taximen sur des parkings érigés anarchiquement sur le trottoir du boulevard Joseph Kabila en ville de Butembo. Le président de cette structure citoyenne a lancé cette alerte au cours d’une interview qu’il a accordée à Radio Moto Butembo-Beni ce vendredi 29 mars 2024.
Maître Moise Ndekeyonge trouve que la plupart de tenanciers de ces parkings sont des taximen non identifiés dans les associations locales. Il note qu’au-delà de l’embrouillage qu’ils provoquent le long de la grand-route, ces parkings risquent d’être un lieu de rendez-vous entre les faiseurs de troubles et un passage aisé des ennemis de la paix parce qu’aucun service de l’Etat ne surveille le mouvement de ces taximen.
« C’est vraiment inquiétant parce que ce sont des parkings qui sont tenu par des motards et nombreux d’entre eux sont vêtu en tenu bizarre il est difficile de savoir qu’ils sont de quelles associations. Et même quand quelqu’un est de passage, ils ont tendance à sauter sur lui et cela peut causer l’accident. Les responsables des bâtiments devant lesquels sont implantés ces parkings, ne connaissent pas non plus les associations qui encadrent ces motards. Il y a risque que les infiltrés puissent passer par ces parkings là et demain la ville de Butembo peut être envahi sans le savoir », s’est-il désolé.
C’est à ce niveau que le président de la société civile de Mususa appelle les services de sécurité à avoir un œil regardant sur ces parkings anarchiquement placés. Maître Moïse Ndekeyonge propose ainsi aux autorités de chasser ces taximen sur le trottoir pour éviter de mauvaises surprises sécuritaires.
« Nous demandons aux responsables des associations des motards de traiter cette question avec sincérité. Aussi aux autorités urbaine et sécuritaires de s’y impliquer rapidement et que ces parkings-là puissent disparaitre », a-t-il plaidé.
Notons que la plupart de taximen en provenance des entités environnantes de Butembo amènent en ville des vivres et parfois assurent le déplacement des personnes. Au retour, ils se cherchent d’autres clients, malheureusement dans les lieux inappropriés.
Kakule Kilumbiro