Butembo : le REDHO sensibilise la population sur la collaboration avec les services en cas de mouvement suspect
Le Réseau pour les droits de l’homme « REDHO » invite les jeunes volontaires à bien collaborer avec les autorités à cette période de guerre et d’insécurité plutôt que de s’en donner à la justice populaire. Le REDHO s’est exprimé ce mercredi 03 Juillet 2024.
Son coordonateur, Maitre Muhindo Wasivinywa, a indiqué que dans moins de 2 semaines, au moins 10 personnes ont été tuées par justice populaire en ville de Butembo. Il cite en titre illustratif les cas de Vulindi, Kamoku, Kiriva, Kivunano, Ngingi, Kyambogho.
Pour Muhindo Wasivinywa, il s’agit d’une mauvaise attitude parce que cette criminalité peut affecter la communauté.
« Ce dernier temps, nous avons constaté une criminalité très croissante, puisqu’il y a eu des cas de meurtre. Ces meurtres sont parfois occasionnés par certains services de sécurité, notamment la police, les FARDC et certains jeunes qui sont là pour la vigilance, dit-on. Malheureusement, après l’arrestation de toute personne suspecte, ils décident de la lapider ou même de la brûler. Ce que nous trouvons inhumain et contre la loi », condamne Maître Wasivinywa.
Le coordonnateur du REDHO invite les jeunes à bien appuyer les services de sécurité comme la loi l’autorise mais avec conscience et patriotisme. Il craint que cela jette du discrédit sur la ville.
« Nous prions aux autorités de prévenir ce phénomène puisque nous risquons de nous exterminer. Il est vrai que nous sommes dans une situation où il y’a une insécurité grandissante, et même la loi autorise que toute personne peut appuyer le service de sécurité. Mais il faut l’appuyer dans le respect de la loi et non dans le désordre », a-t-il conseillé.
Notons que depuis l’avancée des militaires du M23 vers le Grand-Nord, la ville de Butembo et ses environs vivent une psychose qui amène les jeunes à ériger de barrières partout. Ils n’hésitent pas à s’apprendre à tout le monde qu’ils suspectent ou ne reconnaissent pas.
Dany Mweusi