RDC : LAMUKA pas d’accord avec Tshisekedi qui compte modifier la Constitution

En déplacement à Kisangani le mercredi 23 octobre 2024, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi s’est exprimé sur le projet de modification de la Constitution soutenu par son parti : l’Union pour la démocratie et progrès social (UDPS). Le projet suscite de vives réactions, notamment de l’opposition et d’une partie de la société civile.

Mercredi dernier, le président Tshisekedi a parlé d’un texte « dépassé » et a annoncé l’ouverture de travaux l’an prochain en vue d’une modification du texte fondamental.

Les acteurs, qui donnent leur première réaction, accusent le président Tshisekedi de chercher à s’éterniser au pouvoir. Puisque, depuis plusieurs semaines, l’opposition et la société civile mettent en garde le président contre toute tentative de s’accrocher au pouvoir. Ce que Prince Epenge, porte-parole de la plateforme de l’opposition Lamuka, a réaffirmé au micro de Radio France Internationale (RFI).

« C’est l’extrême pauvreté qui étouffe les congolais et le détournement de millions, de milliards de dollars. Monsieur Tshisekedi, cette modification de la constitution est au détriment des vraies questions prioritaires auxquelles il faut donner solution. Cette constitution qu’il tente de vilipender a cimenté l’unité de notre pays par voie référendaire », a-t-il rappelé.

Monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence nationale épiscopale du Congo (CENCO) se dit confiant, pour l’instant. Pour lui, il ne s’agit que d’un projet. Il ajoute qu’en juin, lors d’une rencontre avec le chef de l’État, les évêques l’ont prié d’être prudent, et ce jour-là le chef de l’État avait répondu positivement.

« Nous avons prié au chef de l’État d’examiner tous les aspects y afférent. À entendre le discours, le chef de l’État a très bien réagi en disant que ce n’était pas une question pressante. Il est même allé loin en disant que dans le contexte socio-politique actuel, ce n’est pas le moment de faire quelque chose qui nous amènera au référendum », a-t-il aussi rappelé.

À l’heure actuelle, l’article 220 de la Constitution prévoit qu’un président congolais ne peut pas effectuer plus de deux mandats de cinq ans. Cet article est dit « verrouillé », il n’a d’ailleurs pas été modifié lors des précédentes révisions sous la présidence de Joseph Kabila.

Kakule Kilumbiro

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