Mambasa : la NSCC interpelle l’administrateur sur la dégradation de la situation sécuritaire
L’administrateur adjoint du territoire de Mambasa, le colonel Tsitsimbi Maxim, a échangé avec une délégation de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) de la chefferie des Babila-Babombi. La séance, qui portait sur la situation sécuritaire précaire dans cette partie du territoire, a vécu le jeudi 25 septembre 2025, à son office de travail.
La délégation de cette structure citoyenne a présenté à l’autorité territoriale plusieurs problématiques liées à la sécurité de la population de Biakato et Lwemba, deux localités de la chefferie des Babila-Babombi confrontées à une recrudescence des actes de banditisme.
Peresi Mamboro, qui faisait partie de cette délégation, salue l’esprit d’écoute de l’autorité qui a promis de s’engager pour renforcer la sécurité dans ces entités. Au cours des échanges, les deux parties ont insisté sur une bonne collaboration entre les civils et les forces de sécurité et le renforcement des effectifs des éléments de l’ordre dans la chefferie des Babila-Babombi.
“Nous avons rencontré l’administrateur pour lui présenter les préoccupations de la population et lui faire part de notre inquiétude face aux actes de banditisme. Des patrouilles sont effectuées, mais l’effectif des patrouilleurs reste insuffisant. Il n’y a pas assez d’éléments de la police, ni de militaires. L’autorité nous a écoutés et nous a rassurés qu’un travail est en cours pour résoudre cette situation. Il a promis de s’entretenir avec les responsables concernés par la sécurité de la chefferie de Babila-Babombi afin qu’ils puissent intensifier les efforts pour que la population retrouve la paix. Il souhaite que la collaboration entre les civils et les forces de défense soit renforcée”, a restitué Peresi Mamboro.
C’est depuis plusieurs mois maintenant que la situation sécuritaire reste alarmante dans la chefferie de Babila-Babombi, située dans le territoire de Mambasa.
D’après le rapport de l’équipe de monitoring de la Convention pour le respect des droits de l’homme (CRDH), pas moins de 24 cas de cambriolages et de vols à main armée ont été enregistrés au cours du seul mois de juillet 2025, sans aucune réaction notable des services de sécurité.
Le secrétaire de la CRDH/Mambasa lançait ainsi un appel pressant aux autorités, les exhortant à prendre leurs responsabilités pour garantir la sécurité des populations.
Aristote Sabuni