Polio à Kyondo : la zone de santé se mobilise pour éviter tout échec vaccinal

La campagne de vaccination contre la poliomyélite a été lancée ce jeudi 11 décembre dans la zone de santé de Kyondo. Les autorités politico-sanitaires ont donné le coup d’envoi au centre de santé Kyondo/Ibwe. L’appel est clair : aucun enfant ciblé ne doit manquer cette vaccination cruciale pour le protéger contre la polio, une maladie contagieuse et invalidante.

Le bourgmestre de la commune de Kyondo, Muhindo Vyaghula Joachim, étant autrement occupé, s’est fait représenter par son secrétaire administratif, Kasereka Hekima, pour donner le go au nom de toutes les autorités hiérarchiques.

“Il faut que nous soyons très ponctuels. Rendons-nous disponibles pour ceux qui feront du porte-à-porte. Ne parlez pas négativement de cela. Si quelqu’un, de manière privée, refuse le vaccin pour son enfant, en tout cas, nous allons commencer à le considérer autrement. Car si un enfant est contaminé par cette maladie, je ne sais pas combien d’entre nous en seront victimes”, a-t-il conscientisé. 

De son côté, le docteur Kabongo Kapitao Samuel, médecin-chef de la zone de santé de Kyondo, a envoyé Muhindo Jean-Paul pour expliquer les dangers réels de cette horrible maladie : la polio. 

“Nous sommes ici pour le lancement de la campagne de vaccination contre la poliomyélite, qui rend les enfants infirmes s’ils ne sont pas prévenus à temps. Quand un enfant devient infirme, il perd certaines capacités, pour lui-même et pour la société. C’est pourquoi nous vous appelons, chers parents, à rendre vos enfants disponibles. Ce vaccin va prévenir cette maladie. Il s’agit de deux gouttes appelées VPO2, et de deux autres gouttes appelées VPOB. C’est presque la même chose : deux gouttes et deux autres, soit quatre gouttes contre la polio”, a-t-il expliqué. 

À cette occasion, plus de 40 enfants âgés de 0 à 59 mois ont déjà reçu le vaccin au centre de santé de Kyondo. Cette campagne se termine samedi prochain et vise 45.778 filles et garçons, sans aucune discrimination.

Joseph Bakwanamaha

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