Rutshuru : plus de 5 000 cas de violences sexuelles enregistrés dans la zone de santé de Kibirizi 

La MONUSCO et ses partenaires, par le biais du programme PDDRCS, ont facilité la libération de 12 enfants du groupe armé UFDPC basé dans la province du Nord-Kivu de la République démocratique du Congo.

Plus de cinq mille cent cas de violence sexuelle ont été enregistrés dans la zone de santé de Kibirizi entre janvier et fin octobre 2025. L’annonce est de l’infirmier superviseur de cette entité sanitaire, Jérémie Malimingi Tubabua. 

Selon lui, près de 50 parmi ces survivantes de violences sexuelles ont attrapé le VIH/SIDA à cause d’une arrivée tardive dans les structures de santé avant 72 heures. 

« Depuis le mois de janvier jusqu’au mois de juin, nous avons reçu 2682 survivantes de violences sexuelles. Au cours de troisième trimestre, c’est-à-dire depuis le mois de juillet jusqu’à fin septembre, nous avons reçu 1632 cas. Au cours du mois d’octobre, nous avons enregistré 791 femmes. Au total, depuis janvier jusqu’à fin octobre, nous avons enregistré 5104 cas de violences sexuelles, parmi lesquels 4320 survivantes se sont présentées dans des structures de santé avant trois jours c’est-à-dire avant 72 heures. Et 784 autres se sont présentées dans les structures au-delà de 72 heures. Parmi celles qui se sont présentées tardivement dans les structures de santé, il y en a qui n’ont pas été protégées contre le VIH/SIDA. Jusqu’au mois de juin, nous avons 42 personnes infectées, deux au cours du troisième trimestre et deux autres au cours du mois d’octobre, faisant un total de 46 personnes atteintes de VIH/SIDA à cause de leur arrivée tardive dans les structures de santé », a-t-il déclaré Jérémie Malimingi Tubabua. 

Il est à noter par ailleurs que la prise en charge de ces cas de violences sexuelles heurte certains défis dans la zone de santé de Kibirizi. C’est entre autres l’arrivée tardive de certaines survivantes dans les structures de santé, le manque périodique de certains intrants médicaux dans les structures de santé et la négligence de certaines survivantes à fréquenter les structures de santé.

Faustin Tawite

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