Lubero : des Wazalendo sommés de quitter les villages de Bapere et Baswagha sous 48h

Les déplacés de Mwenye, Kiregha, Mausa et d’autres villages du secteur de Bapere et de la chefferie de Baswagha ont lancé, ce samedi 31 janvier 2026, un ultimatum de 48 heures à tous les Wazalendo présents dans leurs zones de provenance de dégager. La décision fait suite à une réunion organisée ce au stade ESCO, en ville de Butembo. 

Réunis autour du président de la société civile de Mwenye et de celui de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) de la ville de Butembo, ces habitants ont affirmé que les agissements des Wazalendo sont la cause principale de leur déplacement. La conclusion de leur rencontre a été présentée par Maitre Mirembe Syavughangise de la NSCC, s’exprimant au nom de celui de la société civile de Mwenye.

“La population déplacée ici à Butembo, ressortissante de ces coins, à l’unanimité, a décidé que les Wazalendo qui sont basés dans ces coins puissent dégager dans les 48 heures comme ils ont été incapables de maîtriser l’ennemi de la paix dans ces coins. La population a été ferme et il a été déterminé qu’avec le gouvernement ou les forces loyalistes, on pourra collaborer et nous-mêmes voir comment faire les ratissages, mais aussi dénoncer tout mouvement suspect”, a-t-il restitué. 

Les habitants espèrent unanimement retrouver une vie paisible si ces éléments se retirent afin de laisser le contrôle exclusif du secteur aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). 

“S’ils ne se retirent pas, nous serons forcés de conclure à une complicité du gouvernement. La solution la plus sûre serait de confier exclusivement le contrôle de cette région aux FARDC”, a plaidé une femme déplacée de guerre. 

Ces déplacés séjournent à Butembo depuis plus d’une semaine déjà. Cependant, la situation de leurs villages d’origine demeure préoccupante, comme en témoigne cet homme qui s’y est rendu vendredi 30 janvier dernier pour chercher de quoi nourrir sa famille.

“Je me suis rendu à Mwenye ce vendredi pour ravitailler mes enfants. Sur place, je n’ai croisé que des militaires FARDC. Ils m’ont salué sans m’inquiéter. Pourtant, la peur démeure. Se rendre à Mwenye reste un véritable sacrifice. C’est sur le chemin du retour à Vulyasene que j’ai rencontré les Wazalendo de Tabora qui revenaient de Vihia, eux aussi, en quête de nourriture. Malgré ce calme apparent, une partie de la population vit dans la peur constante. J’ai d’ailleurs aperçu cinq civils dans le groupement de Mwenye au niveau de Masoya”, a-t-il témoigné.

Ces citoyens n’aspirent qu’au retour de la paix dans leur milieu afin de reprendre le cours de leur vie. Actuellement à Butembo, ils se trouvent sans aucune activité leur permettant de subvenir aux besoins de leurs familles.

Esther Vwiravwahali

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