RDC : Modeste Bahati Lukwebo exprime son désaccord sur la révision constitutionnelle
Révision de la Constitution en République démocratique du Congo. Le débat a rebondi, depuis mercredi 4 mars 2026, avec la dernière sortie médiatique du président du parti politique AFDC-A. Modeste Bahati Lukwebo s’adressait à la presse à Kinshasa quand un journaliste a suscité en lui cette préoccupation en citant des scientifiques qui estiment que, de ses 17 ans aujourd’hui, c’est une loi fondamentale déjà mature et modifiable.
Pour le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, la République démocratique du Congo n’a pas besoin de changer sa Constitution pour se développer. Modeste Bahati Lukwebo tente de convaincre que le pays n’a pas un problème de textes, mais bien un problème d’hommes qui doivent s’appliquer ou se conformer aux textes qui existent déjà.
« Moi je pense qu’il ne faut pas être hypocrite. Quand on aime son pays, quand on aime son Chef, on lui dit la vérité. J’ai eu à le dire plusieurs fois. Le pays n’a pas un problème de texte, mais bien un problème d’hommes qui doivent s’appliquer ou se conformer au texte qui existe. Ces débats-là sont des débats politiciens et il faut qu’on en parle. Parce que si les gens commencent à vouloir imposer leur vue à tout le monde, ceci peut provoquer des réactions dans le sens contraire. C’est pourquoi nous disons que ceux qui ont des préoccupations sur la Constitution, qu’ils viennent, qu’on se mette autour d’une table, qu’on en parle », a-t-il répondu.
Conscientisant les politiciens, le président de l’AFDC-A et ancien président du Sénat a lâché qu’il ne suffit pas de profiter d’un média pour dire que la Constitution ne peut pas dépasser 17 ans. Parce que, analyse Lukwebo, ce discours n’a même pas de fondement scientifique. À lui de s’interroger : « Quelqu’un d’autre disait ici même que des gens âgés de 50 ans, 60 ans, font preuve d’immaturité dans leur gestion. Si ceux qui ont 60 ou 50 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu’une Constitution de 17 ans soit vieille ? »
En tant que républicain, Modeste Bahati Lukwebo invite plutôt les hommes politiques à dire la vérité, ce qu’ils veulent, et à travailler pour l’intérêt de la Nation et pour gagner la confiance des Congolais.
Patrick Kalungwana