RDC : ‘‘Les armes détenues illégalement doivent être détruites’’ (CT Tamuithe Léandre)
Le gouvernement congolais doit tout faire pour retirer les armes qui tardent entre les mains des personnes non habilitées. C’est une recommandation du Chef de travaux Tamuithe Léandre, sociologue et chercheur en criminologie. Il s’est exprimé à l’occasion de la journée internationale de la destruction des armes légères et petits calibres célébrée chaque 09 juillet de l’année.
Cet enseignant part de la situation sécuritaire particulière dans l’Est de la République démocratique du Congo, qui a occasionné la circulation de plusieurs armes entre les membres de la communauté.
Plusieurs restent dans les maisons de particuliers qui croient les détenir pour se défendre. Le CT démontre que ces armes qui circulent sont à la base d’une criminalité.
Et n’étant pas identifiées parmi celles utilisées par les forces de défense et de sécurité, ces armes doivent être simplement détruites pour ne pas retomber entre les mauvaises mains.
« Qu’on les détruise parce qu’il ne faut pas que ces armes arrivent dans l’armée et encore circuler au sein de la communauté. Ces armes-là ont été détenues illégalement. Elles ne sont pas enregistrées. Il faut les détruire », a-t-il insisté.
Le chercheur demande au gouvernement congolais de se rassurer que toutes ces armes sont revenues à ceux qui sont autorisés de les détenir. Il propose une intense sensibilisation de la communauté et une punition exemplaire pour quiconque se retrouvera avec une arme.
« Il faut d’abord identifier ces armes. Connaitre la qualité d’armes qui se trouvent dans la communauté entre les personnes non habilitées. On doit comprendre également comment elles les ont obtenues. La 2ᵉ façon de les récupérer, c’est sensibilisé ceux qui les détiennent que non, ils sont le devoir de les remettre. La 3ᵉ, c’est de mettre des sanctions légales contre ceux qui détiennent illégalement les armes », a-t-il encouragé.
Le plus important, chute le Chef de travaux, est la restauration de l’autorité de l’État dans les zones insécurisées et le contrôle de tout approvisionnement en arme.
La journée, instituée par les Nations-Unies depuis 2001, vise à sensibiliser le public sur les dangers de la prolifération des armes légères et à encourager les États à s’engager dans leur élimination.
Stanley Muhindo